Dernier cours de Frédéric Poulon

Pour celles et ceux qui n'ont pu assister à son "dernier cours", prenez le temps de le lire ci-dessous. Merci Monsieur Poulon !

  • 16/05/2017

Merci d’être venus si nombreux à ce « dernier cours ». Je vois beaucoup de visages connus et amis, et je me sens naturellement porté par cette affection que vous êtes venus aujourd’hui me témoigner.

Mon Dernier Cours : ce titre est une façon de parler. « Dernier », si vous voulez, mais à la manière des « derniers concerts » de Johnny Hallyday toujours suivis de plusieurs autres… Quant au « Cours », je n’aurai pas l’outrecuidance d’en infliger un supplémentaire aux nombreux étudiants ici présents ni aux collègues (dont beaucoup du reste sont mes anciens étudiants) venus me faire honneur.

N’attendez donc ni un cours ni un discours : c’est tout simplement à l’évocation de souvenirs que je voudrais me laisser aller devant vous. Mais les souvenirs sont légion au terme de quarante années d’une carrière de professeur à Bordeaux. Aussi mon souci est-il — selon une déformation professorale commune à beaucoup d’entre nous — de bien les ordonner.

Je m’inspirerai pour cela des grammaires grecques anciennes et de leurs trois modes : optatif, subjonctif, indicatif. Je distinguerai ainsi ce que j’ai souhaité faire (optatif), ce que je m’imagine en toute subjectivité avoir fait (subjonctif), ce que modestement j’ai accompli et que m’indique la crue réalité (indicatif).

Suivre cet ordre me ferait aller, si je puis dire, du rêve à la réalité. Mais je suivrai, si vous permettez, l’ordre inverse : s’il est vrai que le rêve est le moteur ordinaire de nos entreprises, il est plus exaltant, quand il s’agit de les relater, d’aller de la réalité au rêve car on a ainsi le sentiment non de descendre mais de s’élever, non d’atterrir mais de s’envoler.

Fac_éco_Portrait

Fac_éco_Hommage promo Poulon

Avec Solal Stenou, étudiant en L3 Stratégies, décisions et politiques économiques

La promotion sortante portera avec fierté le nom de Frédéric Poulon